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En raison de la récession mondiale, les émissions de gaz à effet de serre ont énormément baissé en 2008. D’après une nouvelle étude de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), la crise économique actuelle offre une « occasion unique » de réduire les émissions de CO2 aussi sur le long terme, si du moins nous rompons avec une politique de l’énergie basée sur les carburants fossiles. L’AIE affirme qu’en 2008, on a noté la plus forte baisse enregistrée dans le monde en 40 ans. La réduction a même été plus importante que celle générée par la crise pétrolière de 1981. La diminution est principalement due à la récession : de nombreuses usines ont été obligées de mettre leur production à l’arrêt et aucune nouvelle centrale au charbon n’a été construite en raison d’une demande en baisse et d’un manque de financement. Mesures gouvernementales La crise n’est pas la seule à avoir fortement fait baisser les émissions de CO2 au cours de ces derniers mois. Des mesures internationales émanant des autorités et visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ont également fait de l’effet. Selon l’Agence de l’Énergie, ces mesures sont responsables de près d’un quart de la baisse totale. Les trois principales initiatives des autorités sont, selon l’AIE, l’objectif européen de baisser de 20 % les émissions de CO2 d’ici 2020, les nouvelles directives pour les voitures américaines en matière des gaz d’échappement et le changement dans la politique énergétique de la Chine (accent mis sur l’efficacité énergétique). Copenhague Maintenant que la demande d’énergie a diminué et que de nombreux investissements ont été reportés, nous nous trouvons dans le contexte rêvé pour un bon traité sur le climat au sommet de Copenhague. Le traité de Kyoto prendra effectivement fin en 2012. La conférence de Copenhague, en décembre, doit accoucher d’un accord pour une réduction mondiale des émissions de CO2 jusqu’en 2020, mais aussi à plus long terme, jusqu’en 2050. Un accord à Copenhague doit être le signal pour de nouveaux investissements durables. Sinon, il deviendra de plus en plus difficile et plus cher de mettre le monde sur la voie de l’énergie durable. Il y a un moment déjà, quarante scientifiques internationaux ont encore signé une invitation à réduire d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport à 1990. Ils estiment que c’est indispensable pour contrecarrer les énormes conséquences des changements climatiques. Les plus grosses entreprises Les cent entreprises les plus importantes du monde doivent réduire leurs émissions de CO2 de manière beaucoup plus drastique qu’elles ne le font. La plupart des entreprises se limitent en matière d’initiatives à l’échéance de 2012, celle des accords qui ont été pris à la conférence sur le climat de Kyoto. Mais ce n’est qu’après que le véritable travail commencera. Les émissions dans les pays développés devraient être réduites de 80 % d’ici 2050 pour pouvoir arrêter les changements climatiques. En ce qui concerne les plus grosses entreprises du monde, cela veut dire qu’elles devraient réduire leurs émissions de 3,9 % par an. Pour l’instant, cette réduction n’atteint que 1,9 % par an. L’Union européenne L’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) a fait savoir qu’en 2008, les émissions de CO2 européennes ont baissé pour la quatrième année consécutive. Cette baisse s’est élevée en moyenne à 1,5 % pour les 27 États membres de l’UE. D’après les estimations de l’AEE, les émissions étaient inférieures en 2008 d’environ 10,7 % par rapport à 1990, l’année de référence des accords de Kyoto. Pour les 15 États membres de l’UE d’avant le grand élargissement de 2004, cette réduction a atteint 6,2 %, soit environ 1,8 % en dessous de l’objectif convenu de 8 % par rapport à 1990. Les émissions réelles des entreprises qui participent au marché d’échange achat/vente des émissions de l’UE ont baissé en 2008 de 3,9 % pour les 27 États de l’UE par rapport à 2007. La plus grande contribution à cette baisse est venue de la réduction de la consommation de carburants fossiles dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie et du transport. Mais la crise économique mondiale a aussi eu un gros impact. L’Union européenne s’est engagée à réaliser en 2020 une baisse de 20 % par rapport à 1990. Aujourd’hui, après près de 20 ans, c’est donc un peu plus de la moitié de cette réduction prévue qui est réalisée. Il reste encore un peu plus de 10 ans pour parvenir à réaliser l’autre moitié.
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