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Depuis le 1er novembre 2008, un certificat de performance énergétique (CPE) doit accompagner tous les appartements, maisons, studios, maisons de vacances, maisons sociales, etc. qui sont vendus. Un CPE doit également être établi pour les habitations, appartements, etc. mis en location depuis le 1er janvier 2009. Le CPE fournit aux acheteurs ou locataires potentiels des informations concernant l’efficacité énergétique de l’habitation, ainsi qu'un certain nombre de conseils sans engagement permettant d'améliorer la performance énergétique du bâtiment. Le CPE permet aux acheteurs et locataires de mettre en évidence les caractéristiques de leur habitation en matière d'efficacité énergétique. Depuis le lancement du principe, Energieplus Ingenieurs a octroyé plus de 310 certificats de performance énergétique à des maisons ou des appartements. Il ressort des résultats que plus de 3 maisons familiales sur 4 ne sont pas énergétiquement efficaces. Et qu’un appartement sur trois présente une consommation énergétique modérée à assez élevée. Le résultat le moins bon d’un certificat a été un chiffre de 1.500 kWh/m² (consommation d’énergie primaire) pour une habitation non isolée. La valeur la plus mauvaise pour un appartement a été relevée dans un bâtiment très vétuste. Elle était supérieure à 750 kWh/m². Par rapport à la valeur guide de 60 kWh/m² pour une habitation basse énergie et de 15 kWh/m² pour une maison passive, on imagine que les propriétaires de ces habitations gourmandes doivent recevoir une colossale facture énergétique. Sofie Luyten, ingénieur, directrice d’Energieplus, déclare : « Au cours de l’année écoulée, nous avons constaté qu’une minorité des habitations unifamiliales avait reçu le label énergétiquement efficace. De nombreuses familles payent trop pour leur facture énergétique. Notre bureau d'ingénieurs réalise souvent des audits énergétiques dans des maisons pour étudier la façon dont les gens peuvent économiser de l'énergie. Il ressort de ces audits que les familles pourraient faire baisser leur facture d'énergie de 30 % en réalisant des investissements rentabilisés en moins de 10 ans ». Les mesures les plus classiques sont : - remplacer les installations de chauffage vétustes (15 ans et plus) par des chaudières à condensation avec régulateur climatique
- bien régler l’installation de chauffage (thermostat d’ambiance et robinets thermostatiques)
- éviter le chauffage électrique et les chauffe-eau électriques
- mieux isoler les structures de toiture avec 20 à 30 cm d’isolation
- remplacer le simple vitrage par du vitrage superisolant
Les appartements obtiennent des résultats légèrement meilleurs que ceux des habitations unifamiliales. L’étude a démontré que la situation de l’appartement influence dans une grande mesure la facture énergétique. Les appartements situés au rez-de-chaussée ou sous le toit présentent en général une consommation d'énergie supérieure à ceux qui se trouvent aux étages intermédiaires. On remarque aussi souvent qu'il n’est pas si facile de remplacer les installations de chauffage collectif vétustes dans les immeubles d’appartement. Souvent, la décision doit être entérinée par un important groupe de propriétaires. Dans le cas d’appartements en location, une difficulté supplémentaire réside dans le fait que le propriétaire ne profite pas directement de ce type d’investissement. Résultats détaillés de l’enquête : 
Les valeurs guides sont de 60 kWh/m² pour une maison basse énergie et de 15 kWh/m² pour une maison passive. Les résultats suivants ont été notés pour 119 habitations certifiées : - 8 maisons étaient relativement économes en énergie (nombre indicatif < 200 kWh/m²)
- 22 habitations présentaient une consommation énergétique bonne à modérée (200 kWh/m² < nombre indicatif < 300 kWh/m²)
- 21 habitations présentaient une consommation énergétique modérée à élevée (300 kWh/m²< nombre indicatif < 400 kWh/m²)
- 63 habitations présentaient une consommation énergétique élevée à très élevée (400 kWh/m²< nombre indicatif)
- Le certificat le moins bon pour une maison a obtenu un résultat supérieur à 1.500 kWh/m²
Les résultats suivants ont été notés pour 196 appartements certifiés : - 79 appartements étaient relativement économes en énergie (nombre indicatif < 200 kWh/m²)
- 54 appartements présentaient une consommation énergétique bonne à modérée
- 39 appartements présentaient une consommation énergétique modérée à élevée
- 24 appartements présentaient une consommation énergétique élevée à très élevée
- Le certificat le moins bon pour un appartement a obtenu un résultat supérieur à 750 kWh/m²
Qu’est ce qu’un certificat de performance énergétique ? En soi, le certificat de performance énergétique n’impose aucune exigence au bâtiment, mais fournit aux acheteurs ou locataires potentiels des informations quant à la qualité énergétique du bâtiment en lui attribuant un score énergétique (nombre indicatif). Ce score est calculé sur la base des propriétés du bâtiment, comme les matériaux utilisés et les valeurs d'isolation des murs, du toit, des fenêtres et des portes, ainsi que les installations de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Exprimé en kWh/m², le score, ou nombre indicatif, exprime la consommation annuelle calculée par rapport à la surface au sol utile de l’habitation. Le calcul ne tient pas compte du comportement de l’utilisateur ni de la composition du ménage des (précédents) habitants. Souvent, le nombre indicatif ne correspondra donc pas aux données mentionnées par exemple sur la facture d'énergie. Le nombre indicatif est positionné sur une barre de couleur (allant du vert au rouge) par rapport aux valeurs de référence en vigueur. Une habitation se trouvant dans la zone verte est donc performante en termes de consommation d’énergie. Une habitation située dans la zone rouge, par contre, gaspille l'énergie. Les acheteurs ou locataires peuvent utiliser les certificats de performance énergétique pour comparer différentes habitations en termes de consommation énergétique (calculée). 
Source : Energieplus Ingenieurs S.P.R.L. (www.energieplus.be)
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