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Conférence sur le climat de Nairobi : un sujet brûlant reçoit une réception glacée. De quoi s’agit-il ? Le 6 novembre 2006, à la suite du traité de Kyoto, les gouvernements de 190 pays se sont réunis à Nairobi au Kenya pour le COP12 (la 12e séance de la Conférence des parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) pour discuter de l’avenir d’un accord international sur le climat. Maintenant que les scientifiques sont d’accord pour dire qu’une action urgente est nécessaire si nous voulons éviter un changement climatique catastrophique, les discussions étaient cruciales pour donner un nouvel élan à l’agenda international pour une approche du changement climatique. La conférence a réuni tous les représentants des pays signataires du Protocole de Kyoto. Dans les conditions du protocole, les pays signataires sont obligés d’en revoir à fond le contenu et la portée pour ainsi former la deuxième phase du Protocole de Kyoto qui commence en 2013. Le nouvel accord implique une réduction encore plus importante des gaz à effet de serre. Quel est le résultat ? L’Union européenne, avec le soutien d’un certain nombre d’autres nations, a effectué une enquête approfondie sur les objectifs en matière d’émissions et tous les autres éléments du Protocole. Mais l’absence caractérisée des États-Unis, le plus grand pollueur du monde, ne facilite pas la tâche. En outre, cette révision du Protocole de Kyoto a été reçue avec méfiance par de nombreux grands pays en voie de développement, comme le Brésil, la Chine et l’Inde. Ils sont persuadés que ceci ouvrirait la porte à des exigences qui peuvent être considérées comme des réductions obligatoires des émissions. Et ceci pourrait bien avoir un impact sur leur développement économique. Finalement, ceux-ci ont également demandé et reçu une révision minimale, moins poussée du Protocole. Le plan prévoit à présent d’effectuer une révision plus approfondie en 2008. Elément positif cependant : des décisions ont été prises pour accorder plus de moyens à l’Afrique en matière de technologies propres et pour l’adaptation des conséquences du changement climatique. Finalement, on constate que la différence entre les normes d’émission que la science juge nécessaires et le niveau de l’engagement politique pour réaliser cette réduction est énorme. La communauté internationale peut faire de grands progrès si elle le souhaite, mais nous devons urgemment augmenter l’impulsion existante et accélérer nos actions. Et pour y arriver, on doit non seulement rallier les ministres de l’Environnement, mais aussi les premiers ministres, les ministres des Finances et les ministres des Affaires étrangères pour se ranger derrière cette thématique. Le prochain tour des discussions aura lieu à Bali en décembre.
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